Le coquelicot crie dans l'orge bleue
(nouvelle création)
 

ORIGINE
La création de ce spectacle prend sa source dans des actions artistiques menées dans 5 crèches du département de La Seine Saint Denis durant la période de mars 2015 jusqu'à l'automne 2016. Nous avons exploré avec les enfants les matières qui ont servi la création : jeux d'ombres, jeux de lumières colorées, jeux de réfractions lumineuses, corps en ombre, parole poétique. L'interaction musicale avec eux nous a nourri aussi.

 

SCÉNOGRAPHIE 

Des arbres posés sur scène évoquent une forêt. Deux grands écrans y sont suspendus. Des cairns sont érigés aux pieds des arbres. Un coin musique avec des éléments de percussions, une contrebasse, un violoncelle et un violon habitent l’espace. Tous ces éléments invitent notre public à un temps de rêverie et de contemplation.

 

DÉROULÉ 

Dans un grand bol d’or, l’enfant est invité à choisir un mot (sculpté dans du fil métallique coloré)... un mot de poète. À chaque mot sorti du bol, une phrase poétique est entendu ; reliant ainsi le mot avec la poésie de Jean Grosjean. Ces mots sont ensuite placés sur scène et seront projetés en ombre à chaque changement de scène, comme le titre d’un chapitre. Puis, sous un arbre, la comédienne ouvre un livre de Jean Grosjean : « La lueur des jours ». Elle nous invite à entrer dans l’univers du poète. Le musicien joue de la contrebasse, entremêlant ses notes à la musique des mots poétiques. Chaque scène est introduite par la projection d’un mot sculpté : « coquelicot », « printemps, « chouette », « chemins », « rêver » et « étoiles ». Pour ce spectacle, un instrument/plateforme a été conçu : sur un grand miroir au sol sont posés des objets dont le son est retransmit par des capteurs amplifiés. En direct, la comédienne dessine avec du sable en interaction avec la musique produite sur la plateforme. Le tout est projeté sur un écran. Jean-Claude et Catherine habitent, à leur manière, cette parole du poète. On y trouve des réfractions lumineuses, des jeux de lumières colorées, des jeux d’ombres avec

des éléments de la nature et le corps des interprètes, des lanternes vives, des improvisations musicales et vocales, divers instruments ( contrebasse, violoncelle, violon, flûte, objets de percussions.) Tous ces éléments se croisent et s’entrecroisent pour former cette pâte si singulière des « Bruits de la lanterne ».

 

NOTE D’INTENTION 

Il n’y a pas d’histoire narrative. C’est un spectacle pour lâcher prise avec le réel et se laisser porter par son imaginaire. C’est une plongée dans le monde poétique de Jean Grosjean avec les éléments de prédilections de la compagnie : jeux de lumières, jeux d’ombres, lanternes vives, musique et chant improvisés, poésie. Au début du spectacle, l’acte de choisir un mot sculpté est pour nous une action qui tisse un lien entre l’enfant et la poésie. L’enfant devient acteur. Cette poésie lui appartient car il l’aura touché et choisit. Et il va retrouver ces mots sculptés tout au long du spectacle.